摘要:La littérature d’expression française du Maghreb, influencée par les cultures arabe et berbère, est écrite en français, la langue de l’ancien colonisateur.Elle constitue donc le lieu d’une rupture, d’une contradiction.Pour cela, la langue joue un rôle fondamental chez les écrivains algériens qui doivent dénoncer les injustices et l’intolérance dans la langue du colonisateur.À partir de l’analyse du roman La femme sans sépulture, nous essaierons d’éclairer la relation problématique et contradictoire que son auteure, Assia Djebar, entretient avec le français et l’arabe.Ces deux langues sont montrées par l’écrivaine algérienne avec deux visages : le français représente à la fois la langue de l’ennemi et de l’ouverture au monde moderne ; l’arabe, pour sa part, représente à la fois les racines familiales et la répression qui empêche le progrès du peuple algérien.Cependant, nous allons constater que le fait de montrer les deux langues ensemble permet à l’auteure d’arriver à une synthèse conciliatoire, où le français est considéré un instrument de libération qui dévoile la culture arabe ainsi qu’il revendique les femmes algériennes.