标题:R間uler pour contr鬺er le d関eloppement de la r閟istance aux pesticides : La question de la durabilit?des pesticides et des vari閠閟 r閟istantes ?des bioagresseurs ,
期刊名称:INRA Sciences Sociales, Recherches en Economie et Sociologie Rurales
印刷版ISSN:0988-3266
出版年度:2011
卷号:2011
期号:2-3
出版社:Institut National de la Recherche Agronomique
摘要:L’utilisation de pesticides et l’introduction de variétés résistantes à certains bioagresseurs (insectes, champignons, virus,
bactéries) en agriculture exercent une pression de sélection sur ces populations de bioagresseurs. Au cours du temps,
l’efficacité de ces technologies peut diminuer si des résistances (aux pesticides ou aux variétés résistantes) se développent.
La durabilité des pesticides et des variétés résistantes est donc en grande partie tributaire de leur utilisation. Plus une
technologie est utilisée de façon systématique et intensive, plus la pression sélective est forte, plus vite le gène de résistance
dans la population de bioagresseurs est sélectionné, et plus rapidement la technologie devient obsolète. La gestion durable
des résistances requiert une utilisation parcimonieuse des moyens de prévention qui n’est pas nécessairement compatible
avec les intérêts économiques à court terme des utilisateurs. D’un point de vue économique, la sensibilité des bioagresseurs
aux pesticides (ou aux résistances variétales) est une ressource naturelle. Les stratégies de gestion durable des résistances
ont pour but de l’extraire de manière optimale au cours du temps, c’est-à-dire de retarder le développement de l’adaptation de
ces populations de bioagresseurs.1 Afin de contrôler le développement de la résistance aux pesticides, le « régulateur » a à sa
disposition différents instruments de politique environnementale. Notre étude permet de mieux appréhender les déterminants
de l’arbitrage entre deux de ces instruments, la zone refuge obligatoire et la taxe sur les pesticides ou sur les semences
des variétés résistantes. Un modèle bio-économique spatialement et temporellement explicite est utilisé pour comparer la
performance des deux instruments selon diverses hypothèses sur la mobilité des insectes ravageurs. Cette analyse se situe
dans le prolongement d’un exercice antérieur pluridisciplinaire de simulations bio-économiques sur l’exemple de la pyrale du
maïs (Vacher et al., 2007).